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FILIERE BOIS

 

Dossier complet mai 2014 –  Filière bois 23 mai 2014 (PDF) visible dans « vie municipale » « projets et réalisations ».

Comité Filière Bois énergie Compte rendu 27 fév 15

 

REUNION  du 25 JUIN 2013  (2ème REUNION)

Présents : Thierry Bilot, Pierre Boissière, Stéphane Bonjour, Christophe

Debeire, Benoît Feron, Frédéric Pascal, Manu Poulain, Bruno Rodot, Gaultier Sordoillet, Nathalie Sordoillet.

 

 

VISITE A L’INRA ET AU CIRAD

 

Présentation à travers la caméra de Christophe de la visite à l’INRA et au CIRAD à Montpellier par l’équipe Luc Villaret, Christophe Debeire, Gérard Etancelin et Gaultier Sordoillet : pour l’INRA (institut national de recherche en agriculture) : la poussière de bois pourrait servir de combustible en remplacement des énergies conventionnelles (électricité , fioul…).

pour le CIRAD (centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement), dans le domaine de la biomasse-énergie, les plaquettes de bois et le bois déroulé sont intéressants pour la filière bois.

L’INRA et le CIRAD travaillent en partenariat concernant les différents procédés d’utilisation de la poussière de bois.

 

Conclusion de la visite :

A l’heure actuelle de la recherche, le moteur fonctionne à la sciure de bois. L’INRA travaille sur la conception de moulins peu gourmands en énergie.

Pour Xavier Rouau, propriétaire à St Roman, ex. de l’INRA, il est possible d’utiliser un moteur de poussière de bois dans notre futur atelier.

 

Trois axes se dégagent de notre projet : 

1. la construction de la halle

2. l’atelier bois

3. la filière bois

Ces trois axes sont intimement liés mais chronologiquement indépendants, surtout pour la construction de la halle.

 

PROJET ATELIER BOIS

Nous avons acquis un groupe électrogène, pour 200 €, qui permettra une autonomie à l’atelier associatif, en espérant que plus tard, il sera remplacé par un moteur à poussière de bois.

Pierre Boissière doit rendre visite prochainement à un retraité menuisier prêt à céder son matériel professionnel gracieusement (nous le souhai- tons !)

Une scie à grumes en vente à Ste Croix Vallée Française pourrait être acquise à hauteur de 2 000 € en complément du matériel existant du futur atelier.

 

Ce 25 juin 2013, l’association loi 1901 pour l’atelier associatif est créée. Cette association est nommée « Forêveurs ».

 

La composition du bureau est la suivante :

Président Gaultier Sordoillet

Secrétaire Benoît Feron

Trésorier Thierry Bilot

Benoît Feron s’occupera des statuts. Christophe Debeire en imaginera le logo.

La déclaration auprès de la Préfecture sera « agir localement pour la valorisation de la forêt », une formule qui nous permet d’élargir nos compétences à la filière bois.

 

Revitaliser la forêt est le but premier de notre projet. Elle est dépendante de l’entretien des bois mais aussi de son exploitation. Il est donc indispensable de fédérer la population autour de ce projet et surtout d’informer les propriétaires par l’intermédiaire de réunions publiques (discours du maire à l’occasion du 14 juillet) et par d’autres moyens de communication que peuvent être le bulletin communal et le site de St Roman de Codières.

L’association Forêveurs est, désormais, précurseur de la future coopérative de la filière bois qui pourrait être nommée « Forevolution ».

 

HALLE

L’association Forêveurs prend en charge, à partir de ce 25 juin 2013 l’organisation de la construction de la halle.

Il est prévu 20 m3 de bois pour la structure. Une dizaine de volontaires travaillerait sur cette halle. Des billes en châtaignier d’un diamètre de 45 cm maximum sur une hauteur de 150 cm seront coupées, au mois d’août, par Forêveurs.

La mairie a budgétisé 9 200 € d’achat de bois pour la construction de la halle. Forêveurs se propose de récolter ce bois sur la commune de St Roman grâce à la donation de propriétaires bienveillants. Cette économie financière permettrait d’acquérir une machine outil à bois (scie mobile ou autres).

Gérard Etancelin, l’initiateur du choix de l’architecture sera le maître d’œuvre et la Mairie le maître d’ouvrage.

La construction de la halle doit être soumise à un bureau d’étude dans le cadre du dépôt du permis de construire. Boris Teisserenc s’est proposé, afin de diminuer les coûts des prestations du bureau d’étude, de perfectionner  l’étude des volumes et des résistances des matériaux de la halle.

 

CONCLUSION

Nous attendons toujours, l’étude de Santiago Martinez  Plaza, ingénieur forestier, qui a réalisé un audit sur la forêt de St Roman.

Il est indispensable, désormais, de cibler nos réunions avec comme thème, soit la halle, soit l’atelier bois, soit la filière bois sans oublier qu’elles sont toutes les trois, intimement liées.

A court terme, l’objectif est la construction de la halle. L’atelier bois et la filière bois doivent être pensés sur le moyen et long terme.

 

 

Résumé de la conférence E.On du samedi 12 octobre 2013

 

 

1° Historique de la société E.On

Groupe allemand, 3ème groupe mondial dans le secteur de la distribution

En 2008, deuxième grand pollueur européen.

En 2009, deuxième plus grosse amende de l’histoire de l’Union Européenne : entente illicite avec GDF pour la distribution du gaz russe en France et en Allemagne.

E.On, malgré un chiffre d’affaires augmenté de 420 % en dix ans s’est délesté de 20 % de son personnel (20 000 personnes)

 

2° Projet centrale biomasse à Gardanne

Actuellement, 98 % de charbon est utilisé pour alimenter la centrale.

Dans le but d’améliorer le bilan CO2 dans la région PACA, E.On a obtenu un contrat avec le gouvernement français pour remplacer le charbon en énergie biomasse et récoltant de ce fait des subventions gouvernementales.

La centrale brûlera environ 90 % de bois, soit 850 000 tonnes de bois par an et 10 % de charbon.

Le démarrage du projet prévoit 50 % de bois étranger et 50 % des régions limitrophes (PACA, Rhône Alpes et Languedoc Roussillon) et prévoit 100 % d’approvisionnement local en 2025).

 

3° projet E.On en Cévennes

Zone d’approvisionnement prioritaire ( ZAP) – Sud Lozère,  Nord Alès, Pays Viganais et Région Anduze Quissac.

E.On a besoin de sous-traitants pour :

– négocier avec les propriétaires

– effectuer les coupes

– transformer, conditionner, stocker et transporter le bois

En résumé, E.On, achètera le bois conditionné pour le transport sans s’investir dans la coupe.

E.On prévoit 2 à 3 camions par jour pour transporter les 36 000 tonnes de bois cévenols vers la centrale de Gardanne.

E.On serait en pourparlers  avec la SNCF pour acheminer le bois par rails vers Gardanne, via Nîmes.

E.On  s’engage à payer 36 € la tonne de bois en bordure de route ou 50 € la tonne acheminée à Gardanne.


BOIS RAMEAL FRAGMENTE

Les bois raméaux fragmentés, ou BRF, sont pour certains une révolution agronomique. Il s’agit d’apporter directement au sol de jeunes rameaux de feuillus broyés, issus de la taille de haies ou d’élagage.

Les premiers essais de la technique BRF remontent aux années 1970 où quelques chercheurs québécois ont eu cette idée saugrenue. Renouvelés avec toutes sortes de cultures et sous différents climats, les résultats de ces essais semblent très encourageants : importante production d’humus, amélioration très nette de la structure des sols, rendements accrus avec des effets prolongés sur trois ans, importante réduction des besoins en eau, moins de désherbage, de maladies et de ravageurs…

Recréer un humus forestier

En fait, tout se passe comme si on reproduisait, en les accélérant, les processus en œuvre dans la formation de l’humus forestier. Les bois raméaux, extrémités des branches des arbres de diamètre inférieur à 8 cm, concentrent 80 % de tous les nutriments des arbres. La plupart de ces nutriments sont assez facilement dégradables. L’un d’eux, la lignine – matériau carboné qui assure la rigidité et la durabilité du bois – l’est beaucoup moins. Mais dans les petits rameaux, elle n’a pas encore acquis la stabilité qu’elle acquiert dans les plus grosses branches. Au contact du sol, après broyage des rameaux, cette lignine est rapidement attaquée par une famille de champignons, les basidiomycètes du sol, également appelés « pourriture blanche ». Cette déconstruction de la lignine stimule considérablement la vie du sol en provoquant toute une série de transformations et elle produit de grandes quantités d’humus. L’utilisation directe des BRF permet de faire l’économie du processus du compostage, avec une efficacité supérieure puisqu’il n’y a ni montée en température, ni perte d’éléments.

Produire des BRF

Au jardin, la première difficulté consiste à produire ou à se procurer une quantité importante de BRF. La plupart des broyeurs à végétaux de jardin ne peuvent accepter des branches de diamètre supérieur à 4 cm. Et les apports recommandés par les initiateurs de cette technique sont très importants : 3 cm d’épaisseur sur toute la surface cultivée. A moins de posséder un grand jardin boisé ou de très longues haies, l’autoproduction avec un broyeur de jardin ne permettra pas d’apports aussi importants sur toutes les parties cultivées, d’autant qu’il faut exclure les branches de résineux. Plusieurs solutions : 
– apports limités à quelques cultures (arbres et arbustes fruitiers, tomates, aubergines, rosiers…) selon les quantités produites sur place, 
– apports alternés un an sur deux ou trois,– apports moins importants (1 ou 2 cm) chaque année, 
- ou encore achat de broyat de feuillus auprès d’un élagueur ou du service espaces verts de sa commune (pas facile car ils sont de plus en plus valorisés).

Comment les utiliser ?

0.Il est préférable d’épandre les BRF peu après le broyage, à l’automne ou au début du printemps et de les incorporer rapidement à la couche superficielle du sol (5 premiers cm). En effet, le développement des champignons basidiomycètes peut provoquer des problèmes de « faim d’azote » (jaunissement, croissance ralentie) sur des végétaux plantés ou semés juste après l’incorporation des BRF : dans une première phase qui dure au moins un mois, les champignons prélèvent de l’azote dans le sol.

0.Evitez également d’utiliser des fongicides, y compris à base de cuivre, qui s’accumulent dans les sols et inhibent le développement des champignons.

0.Vérifiez la présence des champignons de pourriture blanche une semaine ou deux après l’incorporation. Un mois (minimum) après, plantez ou semez.

On peut également utiliser les BRF en mulch (couverture du sol) sans incorporation, notamment au pied des arbres et arbustes fruitiers, des rosiers et autres vivaces. Les effets fertilisants seront moins importants, le développement des champignons et la dégradation de la lignine se faisant de manière beaucoup plus progressive ; mais ce mulch assurera une excellente protection contre la sécheresse et réduira le développement des mauvaises herbes.