Projets – Réalisations


‘Les Romanesques’

C’est le nom d’un projet de festival culturel estival et annuel, porté par un petit groupe que nous a présenté Xavier Rouau.

C’est un projet fort et ambitieux de festival de musique (classique et jazz notamment), d’art lyrique et d’arts de la scène, qui pourrait contribuer à la vie culturelle de Saint Roman, et être organisé en collaboration avec la mairie et le Comité des fêtes.

Ce projet est très largement ouvert à tous ceux que l’idée même d’un festival de ce type séduit déjà !

 

Contacter la mairie pour infos.

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Projet de mandature

DECLARATION D’INTENTION DU CONSEIL MUNICIPAL POUR LA MANDATURE

1) LE CONTEXTE A Le contexte institutionnel Il convient de réfléchir à l’avenir de notre commune en ayant bien à l’esprit l’évolution probable de son environnement institutionnel. B Le contexte global Notre village n’est pas un « village gaulois » blotti dans son seul cadre institutionnel rapproché (communauté de C., Pays etc.…), elle est partie prenante, à son niveau, des enjeux et des problématiques de notre société tout entière. 2) LES ATOUTS DE LA COMMUNE Dans le contexte, notre commune dispose, à l’échelle modeste qui est la sienne, d’atouts significatifs dont nous profiterons 3) LES GRANDES LIGNES DE L’ACTION MUNICIPALE A) Les trois grands dossiers d’infrastructures – L’accès à une eau publique de bonne qualité. – Le réseau de routes départementales particulièrement dégradé. – L’accès à des réseaux de télécommunications de qualité. B)Les actions visant à approfondir et à enrichir notre vie démocratique locale Fonctionnement de la municipalité, accessibilité des citoyens aux travaux et aux données de la mairie, transparence de l’action municipale, développement de la et des solidarités. C) Les actions visant à inscrire notre commune dans une dynamique de développement durable Le contrôle raisonné de l’urbanisation, l’ennoblissement de nos sites paysagers et bâtis, le développement des énergies renouvelables, le développement de l’activité économique.


 Réunion publique : Projet éco-hameauSAM_0880

Le projet d’implantation d’un éco-hameau représente une opération importante pour la commune, tant sur le plan humain, que du développement communal. Il est important de ne pas laisser notre territoire se refermer sur lui-même et de l’inscrire dans une dynamique vivante pour favoriser l’implantation de nouveaux habitants et soutenir, même modestement, l’activité économique. Historique/déroulement Après avoir fait le bilan des avoirs fonciers de la commune (14 ha de forêt), la municipalité a envisagé d’établir un agriculteur au dessus de Bourras, sur  une petite partie de ces terrains communaux (anciens traversiers). L’échange de parcelles avec un/des propriétaire(s) de bonne volonté, a permis de mener à bien la mise à disposition d’environ 2500 m2 pour l’exploitation agricole qui est aujourd’hui en activité. La route d’accès est maintenant un chemin communal et l’adduction d’eau du Hameau de Ferrier a été faite en même temps, pour limiter les coûts. La valorisation apportée par ces travaux a révélé le potentiel d’aménagement  de cet espace. D’autre part, la mairie a été sollicitée plusieurs fois par des particuliers en recherche de terrains pour des projets d’éco-hameau. De là, découle ce projet d’implantation d’un éco-hameau, accrédité par les instances administratives (Conseil Général, DDTM, CAUE).  Définition : Un groupement d’habitations bioclimatiques économe en espace et énergie, construit avec des matériaux écologiques locaux. Un projet urbain environnemental conçu en concertation avec le territoire et les institutions. Les objectifs d’un éco-hameau : – Fournir une qualité de vie – Favoriser le développement économique communautaire axé sur la conservation du capital local, le développement commercial à petite échelle, la maximisation des ressources humaines et la minimisation des ressources énergétiques et matérielles; – Proposer et favoriser un mode de vie  humain où l’épanouissement est prioritaire, moins individualiste. – Utiliser de façon efficiente l’énergie, l’eau et les matériaux; – Promouvoir un mode de vie écologique. Le projet à Saint Roman : Sur 1 surface d’environ 1 ha,  aménagement de 5 lots à bâtir : voirie, adduction d’eau, électricité et téléphone. Plus, 1 lot en SCI, avec 1 part/propriétaire et 1 part attribuée à la mairie.  Cette parcelle devra comporter un équipement communautaire (ex : salle d’activité/réunion, buanderie, atelier, chambre froide, etc.) La voirie sera communale et un chemin sera ménagé pour permettre l’accès aux terrains communaux au-dessus. Les futurs habitants : Au départ, deux groupes de 4/5 personnes chacun ont postulés. Aujourd’hui,  il reste 1 groupe de 5 personnes : Les Finances : Estimation des coûts (route, aménagements, Géomètre…) 100.000 € environ Estimation des produits : (vente des parcelles) 100.000 € environ Les frais engagés par la commune pour lotir, seront couverts par la vente des parcelles. (*)Le terrassement et l’assainissement individuel de chaque parcelle est à la charge du futur propriétaire. Le Calendrier : Mi-juin : Délibération du Conseil Municipal validant la mise en route du projet : dépôt du permis d’aménager les lots et ensuite demande d’autorisation de défrichement par l’ONF. Sept/Oct Élaboration du cahier des charges Automne Étude sur l’écoulement des eaux du bassin versant concerné (non obligatoire) Nov/Déc Première partie des travaux : tracé de piste d’accès – ébauche de la future route, défrichage. Printemps Démarrage du projet : finalisation des dossiers administratifs (demandes de permis de construire conforme au cahier des charges, règlement intérieur, élaboration actes notariés, etc.) avant lancement des travaux. Remarques, observations, critiques du public présent : Comment éviter la spéculation ? Par exemple, comment empêcher un propriétaire de revendre son terrain plus cher que sa valeur d’achat, sans avoir rien construit dessus ?


CREATION  D’UN ECO-HAMEAU D’ARTISANS A BOURRAS

SEPTEMBRE 2012

Dossier de présentation à la D.D.T.M. pour bénéficier de la dérogation prévue à  l’article L.145-3 III c du code de l’urbanisme.

 Table des Matières 1)      LE CONTEXTE

  • Une commune qui a bien des handicaps…. Et quelques atouts.
  • Une municipalité unie et qui a conscience de ses responsabilités.
  • La nécessité  de créer de l’activité économique.

 2)     LE PROJET A)     Présentation générale B)    Démarches entreprises ; situation actuelle. C)    Présentation détaillée, réponses au questionnement de la D.T.T.M. D)   Calendrier prévisionnel.

1     LE CONTEXTE

Le projet d’éco-hameau d’artisans doit être apprécié dans le contexte qui est le sien : celui de la commune de Saint Roman de Codières aujourd’hui.                       Une commune qui a bien des handicaps…. 200 personnes dispersées sur près de 2000 hectares à une altitude moyenne de 600 mètres. Une ancienne vocation agricole et sylvicole, comme toutes les basses Cévennes…..mais une population qui a été divisée par un facteur quatre depuis le milieu du 19ème siècle. Un début de repeuplement depuis une vingtaine d’années….mais contrecarré par la cherté des « vieilles pierres » et la difficulté de construire liée, en particulier, à la quasi absence de réseau public d’eau potable. Bref, un petit pays condamné à faire le bonheur des retraités et vacanciers aisés et à vivre de rentes et de transferts. Des atouts pourtant, dans le monde tel qu’il évolue : L’exceptionnelle qualité de son patrimoine paysager et bâti, et ce, à proximité immédiate des plaines du piémont, à une heure de route de Nîmes et de Montpellier. Le lent redémarrage de l’économie agricole vivrière de proximité (A.M.A.P. etc.….), la montée en puissance programmée de la filière bois énergie qui peut offrir une nouvelle vocation aux quelques 1800 hectares  de bois et forêts, aujourd’hui totalement inexploités, de la commune….. Une municipalité unie, qui a conscience de ses responsabilités La municipalité en place depuis quatre ans sait qu’il lui revient, au-delà des fonctions  traditionnelles (entretien des routes, services destinés à resserrer le lien social (centre culturel, marché…..), d’être à l’initiative en tout ce qui concerne le seul socle véritable de l’avenir de la commune, c’est-à-dire la création d’emplois sur place, le développement économique. Ce point est important….dans une commune comme celle-ci, à faible population et à habitat dispersé, seule l’action volontariste de la mairie peut créer les conditions d’une dynamique de développement, si modeste soit’-elle, respectueuse évidemment, de la qualité de l’environnement. La nécessité de créer de l’activité économique Quatre domaines sont concernés : Le tourisme, vocation évidente….exploitée avec le concours de la communauté de communes…..gîtes, chambres d’hôtes, réseaux de chemins de randonnées…. L’agriculture : La municipalité a installé deux agriculteurs (maraichage et élevage fromager ovin) depuis quatre ans, dont un sur le site (voir plus loin) de l’éco-hameau d’artisans projeté. La sylviculture : la mairie travaille sur un projet, stratégique à long terme, de relancer l’exploitation sylvicole de la commune, en créant sous deux ans, sur un terrain d’ores et déjà identifié, un atelier de fabrication de copeaux de bois pour la filière bois-énergie. L’artisanat : Un artisan boulanger s’est installé récemment au bourg…et le projet de la mairie est de créer un éco-hameau d’artisans à Bourras, comme le développe ci-après, la présente note.

2)   LE   PROJET

            A) PRESENTATION GENERALE :

Il s’agit de créer, sur un terrain appartenant à la commune, au moyen d’un lotissement de six lots, un éco-hameau de cinq artisans. Eco-hameau d’artisans…il convient de préciser chacun des termes de cette appellation ; La commune n’entend pas faire un éco-hameau de simple habitat, mais installer des personnes habitant et travaillant sur place, créant de la valeur ajoutée économique. L’appellation « zone artisanale » ne convient pas, car dans ces zones, l’habitat n’est, en général, pas de mise. La commune entend créer un véritable « hameau », c’est-à-dire un lieu de vie commune, comme les usages et pratiques de notre temps peuvent, au mieux, le rendre possible. C’est dans cette perspective que, entre autres (voir plus loin les détails), il est créé six lots pour cinq artisans. Un lot sera commun aux cinq artisans (au travers d’une S.C.I.) et sera le signe et l’instrument d’un minimum de «  vouloir vivre ensemble » Ce  hameau aura une identité « écologique » fortement marquée et raisonnablement  volontariste, et ce, aussi bien au niveau des constructions qui y seront réalisées qu’au travers des dispositions retenues dans le règlement de lotissement et, en amont, dans la réalisation même par la commune, des infrastructures du lotissement.

B)   DEMARCHES ENTREPRISES –  SITUATION ACTUELLE DU PROJET-

Ce projet n’est pas celui du maire ou de quelques élus mais celui de toute la commune. Le conseil municipal en a débattu régulièrement depuis environ 2 ans et a enfin délibéré pour donner son feu vert définitif et pour engager quelques dépenses préliminaires indispensables (la route par exemple) le 15 juin 2012. Au-delà du conseil, c’est toute la commune qui, au travers du bulletin communal, suit ce dossier, émet des critiques, des appréciations, des conseils…… de nombreux habitants s’étant d’ailleurs rendus sur place. Outre cette nécessaire « gestation démocratique », ce projet a fait l’objet, depuis près de deux ans, de très nombreuses démarches dont les principales sont les suivantes : Il convenait évidemment, très en amont, de savoir si le projet était envisageable au regard du code de l’urbanisme. Une première réunion a eu lieu il y a 18 mois environ, sur le site, avec des responsables concernés de la D.T.T.M.         (Mr. ADDA et deux  personnes venues d’Alès). Il nous a été dit, avec toutes les réserves d’usage, que le projet était envisageable. Les personnes, institutions et entreprises suivantes ont été mobilisées sur ce projet, depuis 18 mois :

  • Le Conseil Général, Mr  Darbeille, venu sur site, consulté pour l’extension nécessaire du réseau d’adduction d’eau potable .Le conseil général connait bien la question pour avoir été, il y a trois ans, le maître d’œuvre délégué d’une première extension du réseau communal  portant ce dernier à quelques dizaines de mètres du site. Outre Mr  Darbeille, deux autres responsables du conseil général sont venus sur site (Mr DUMAS, Mme LACANAL), ainsi que Mme FOMBONNE-ROUVIER, du C.A.U.E du Gard.
  • Le pompier en charge de le « sécurité préventive » de St Hippolyte du Fort, Mr. Martinez, est venu sur le site.
  • E.R.D.F : Monsieur Boulogne, contact référent de la mairie, a été consulté, a donné des conseils techniques et de procédures et a indiqué que son entreprise était prête à faire de ce projet écologique (donc visant à économiser l’énergie) une opération « pilote et exemplaire » !!!!!.
  • Mr. GAZAN, expert géomètre, venu plusieurs fois sur site, avec lequel la mairie a contracté, et qui préparera le dossier futur de demande de lotissement.
  •  Mr. DUQUENNE, entrepreneur terrassier qui a fait la route (voir plus loin) et qui réalisera les travaux réseaux.
  •  Mme. TERRE-ROTT, notaire, qui sera en charge des aspects notariaux de ce projet et qui conseille la mairie sur les « protections juridiques » à prendre pour préserver, vis-à-vis des futurs artisans, l’intérêt général (précautions contre d’éventuelles attitudes spéculatives etc.……).
  • Mr. MAURIN, de la D.T.T.M. qui connait bien notre secteur, a été approché par téléphone pour l’intervention qu’il sera amené à faire pour l’instruction du dossier de défrichement.
RECHERCHE DES ARTISANS

Cela a été la tâche la plus lourde, la plus importante, depuis 18 mois. Il n’était pas question, pour la mairie, de se lancer dans une opération « en blanc », c’est-à-dire de réaliser ce lotissement sans avoir identifié les futurs preneurs et de les avoir vus « effectivement », avant même toute mise en œuvre du projet, se constituer en EQUIPE. Notre recherche, basée exclusivement sur l’effet réseau, a été lente et itérative. Plusieurs bouts d’équipes se sont constituées, il y a eu des enthousiasmes fugaces, des abandons motivés, des illusions perdues…..bref cela a été long et difficile…. Pas tellement de trouver des gens motivés (on le serait à moins, compte tenu des conditions financières extrêmement favorables proposées par la commune) mais de trouver des gens sérieux, solvables, ayant un vrai projet professionnel, très motivés par l’écologie……et  constituant une équipe. Une des difficultés était d’apprécier la consistance du projet professionnel. Sachant que les artisans des petites villes de piémont proches de notre commune ont des difficultés à survivre, il fallait cibler des professionnels ayant des savoir-faire et ou visant des clientèles atypiques. Une équipe est constituée depuis maintenant près d’un an, elle est fortement motivée, est venue évidemment  un bon nombre de fois sur le site. La mairie, qui la connait bien aujourd’hui, a de bonnes raisons de penser qu’avec elle, l’aventure peut être tentée, le projet peut être mis en œuvre. Cette équipe est constituée de : Un maître artisan ébéniste, compagnon du devoir,  qui continuera de travailler pour une clientèle qui n’est pas locale. Un artisan tailleur de pierres (marbre exclusivement), compagnon du devoir, 45 ans, qui travaille quasi-exclusivement pour de la commande publique. Une personne qui a un savoir faire reconnu internationalement sur un créneau très précis, la peinture et la sculpture sur œufs. Une potière habitant dans l’environnement, bien connue dans la commune. Une personne, travaillant comme salariée depuis vingt ans dans les plantes médicinales, et désireuse de se mettre à son compte. Au cas où, pour une raison ou une autre, l’une de ces personnes viendrait à manquer, trois ou quatre projets-personnes sérieux sont en liste d’attente.

C)  PRESENTATION DETAILLEE

 Le TERRAIN

Le terrain sur lequel il est prévu de créer le lotissement de l’éco-hameau se situe à l’adret (versant sud), près du hameau de bourras, à environ deux km du bourg de Saint Roman, à l’est, en direction de Saint Hippolyte du Fort. La commune possède là  un terrain d’environ 17 hectares , seule réserve foncière dont elle dispose, classée bois et forêt. Il est intéressant de considérer de plus près la vraie nature, la vraie histoire de ce terrain qui, au premier abord, ressemble à ce qui constitue la quasi-totalité du « paysage de la commune », une vieille châtaigneraie abandonnée, mâtinée de chênes verts. En réalité, au début de l’actuelle mandature, des élus, voulant « vérifier » que ce terrain n’avait, comme il leur était dit, aucun intérêt économique, sont allés voir cela de plus près, et ont découvert sur sa partie basse de très anciens et très solides « bancels » (synonymes : traversier, terrasse, terrassier, cantou, faisse ),  évidemment entièrement couverts de végétation (chênes verts) et inaccessibles car le chemin communal cadastré  qui y conduit avait été « fermé » par le temps. La commune, soucieuse d’installer un agriculteur, a donc, il y a trois ans, transformée  en route (annexe 3) le souvenir de chemin, redonnée vie aux bancels (3500m², annexe 2) et installé  là un couple de jeunes agriculteurs qu’elle a  logés dans un des logements sociaux, réalisés à la même époque dans l’ancienne école de Bourras. C’est donc à proximité immédiate de cette ferme de reconquête, au dessus de cette route « ré ouverte » par la commune, sur environ 7000 mètres carrés, que doit être logé l’éco-hameau. Ce terrain, à la fin du 19° siècle, devait  être consacré à une châtaigneraie extensive avec, ci et là, en fonction de la topographie, quelques petits bancels isolés. La déprise et le temps ont transformé cela en un sous-bois inculte ou dominent le chêne vert et les sangliers. Il n’y a aucun talweg ou mini  talweg sur l’emplacement prévu de l’éco hameau. La circulation de l’eau y est donc « normale » pour le pays et les constructions n’auront donc à y être réalisées qu’avec des précautions-« eau » normales pour le pays. Le terrain se situe donc immédiatement au-dessus de la route communale « ré ouverte », il y a trois ans, et de part et d’autre (voir plus loin) d’une route que la mairie vient d’ouvrir, sur environ deux cents mètres, pour l’éco-hameau, mais aussi pour désenclaver et rendre accessible les quelques 16 hectares que la mairie possède, au dessus de l’éco-hameau. Ce point est important, car, dans les projets que nourrit la commune relatifs à la filière bois-énergie, il convient de rendre accessible les surfaces boisées à exploiter.

 LES LOTS

Il y aura cinq lots d’environ 1500 mètres carrés, plus un lot commun nettement plus petit, situé en partie centrale. L’annexe 6 présente la disposition de ces lots et leur dévolution aux cinq preneurs. On notera que les deux artisans « lourds », c’est-à-dire ayant une activité un peu bruyante et des ateliers conséquents, sont situés à l’ouest du terrain, et, bien que très proches (moins de 100 mètres, légèrement à l’écart des trois autres qui seront, eux, davantage groupés.

LES RESEAUX

Le réseau d’eau potable municipal vient aujourd’hui  jusqu’au Hameau de Ferrier, à 80 mètres du terrain. C’est donc à partir de là que seront conduits, enterrés dans une même tranchée, les trois réseaux : eau, gaz, électricité. Voir annexe 5. Il n’y aura pas d’éclairage public sur ce lotissement. SECURITE INCENDIE Une source située sur la route créée permettra de faire, à moindre  frais, une réserve incendie de 20  à 30 mètres cubes, conformément aux exigences de sécurité préventive des pompiers.

LES CONSTRUCTIONS

Lot 1 : Sculpteur sur marbre Atelier ; 18m.x 6m. Maison ; 30 mètres carrés au sol, sur deux niveaux. Lot 2 : Ebéniste Atelier ; 100 mètres carrés (10×10) -Maison : 50 m² Lot 3 : Potière Atelier 40 m² sur pilotis Maison 80 m² (6X13) sur pilotis Lot4 : Sculpteur sur œufs Atelier 40 m² Maison 167 m² Lot 5 : plantes médicinales Atelier 30 m² rez de chaussée  sur pilotis Maison 50 m² , un niveau sur pilotis Lot 6 : Salle commune ; de 35 à 50 mètres carrés. Pour les lots 1.2.3.4 les maisons seront très proches (moins de 10 mètres) des ateliers. Toutes ces constructions auront en commun une forte ambition d’exemplarité écologique : Adaptation au terrain ; les maisons seront bâties à même la pente naturelle, comme les maisons traditionnelles cévenoles, avec là ou cela sera nécessaire, des pilotis .Seuls les ateliers « lourds » exigeront des terrassements qui seront les plus limités possible. Les défrichements  seront limités aux exigences minimales des pompiers, c’est-à-dire à la nécessité de rompre la continuité végétale, aussi bien horizontale que verticale. Construction avec des matériaux et des savoir faire écologiques ; Maisons avec ossatures bois et murs en paille compactée avec enduits intérieurs et extérieurs. Ateliers en bardage bois.  Toitures soit en tuiles soit végétalisées. Toilettes sèches. Assainissement individuel phytosanitaire (La mairie a créé un S.P.A.N.C., est donc responsable en la matière …et sera particulièrement vigilante.). Récupération d’eau de pluie. Chauffage au bois et eau chaude solaire. LE CARACTERE DE HAMEAU : Il résultera, naturellement, de la conjonction des éléments suivants : Du fait qu’au départ, aujourd’hui, les futurs habitants se connaissent et manifestent leur volonté de vivre proche et de mener une « aventure » commune. Un exemple parmi d’autres ; ils envisagent de faire des achats de matériaux groupés pour leurs  futures constructions. Du fait que les futurs preneurs ne sont pas des jeunes obéissant au principe de désir mais des adultes expérimentés acquis aux principes de réalité. Du caractère groupé (autant que peut se faire quand il ne s’agit pas seulement d’habitations mais aussi d’ateliers professionnels) des constructions et de leur relative homogénéité architecturale. De l’existence d’un lot, avec un bâtiment commun. Les preneurs réfléchissent aujourd’hui à la possibilité de faire un potager commun pour tout ou partie d’entre eux. Du fait qu’il n’y aura aucune sorte de clôture entre les propriétés, ni entre les propriétés et le reste de la montagne. Du fait que la commune donnera un seul nom à l’ensemble, nom en recherche actuellement à partir de celui des lieux-dits. Du fait que ce lieu habité restera relativement isolé et bien circonscrit dans ce bout de montagne, qui appartient à la mairie, laquelle entend bien en rester là en ce qui concerne ses initiatives dans ce secteur de son vaste territoire.

REPONSES A QUELQUES QUESTIONS DE LA D.T.T.M.

Il n’y a aucune pression foncière sur notre commune dont le territoire, pour les raisons évoquées au début de cette note, est pratiquement, hélas, inconstructible. deux  maisons neuves, depuis vingt  ans, sur la commune !!!. L’opération de lotissement projetée ne coûtera pas un centime à la commune, laquelle est, par ailleurs, en excellente santé financière. Bien plus, elle permettra à la commune de récupérer, via la vente des lots, les 10.000€ qu’elle a investi il y a trois ans pour faire la route pour l’agriculteur.  Les terrains seront vendus, aménagés comme il a été dit, à environ 20 000 € la parcelle, soit à un prix très au-dessous des prix pratiqués localement (dans le canton). La commune n’entend pas, c’est un choix politique, contribuer à la spéculation foncière, mais agir pour son propre développement. Il existe aujourd’hui environ 100 foyers permanents sur la commune, dont une petite dizaine crée de la valeur économique sur place. Avec cette opération, ce nombre passera de 10 à 15 !!! L’objectif de la municipalité est le développement, raisonné, à long  terme, de la commune.

MONTAGE JURIDICO-FINANCIER

La commune va donc vendre des terrains aménagés (route et réseaux exclusivement) aux acheteurs de lots. Le règlement de lotissement qui va être élaboré et présenté dans la demande d’aménagement prendra en compte, autant que cela est légalement possible, toutes les spécifications de constructions décrites ci-dessus. Trois précautions supplémentaires, essentielles aux yeux de la municipalité, seront prises. Il sera précisé que les lots ne pourront pas être ultérieurement divisés ou donner lieu à des constructions nouvelles, sauf extension en continu des constructions existantes. Des précautions seront prises contre un éventuel « effet d’aubaine », les premières années,  lié au prix très modique du terrain. La question est examinée actuellement avec le notaire. La mairie ne signera la vente des lots qu’après avoir pris connaissance du contenu détaillé des demandes de permis de construire préparés par les preneurs. En outre, ces permis devront être déposés en même temps. En un mot, la commune fera tout pour s’assurer la maîtrise de ce projet, et pour garantir son exemplarité.


  PROJET D’UNE HALLE sur la place du village. Les études de faisabilité sont en cours et dès qu’elles seront finies, une réunion publique aura lieu. (une réunion publique a eu lieu lors des voeux du maire le 12 janvier) Réunion publique du 13 septembe 2014 Compte rendu réunion halle 13/9/14   Cliquer pour voir le projet St Roman AVP V01


LA CREATION D’UNE FILIERE BOIS-ENERGIE SUR ET PAR LA COMMUNE DE SAINT ROMAN DE CODIERES Ce dossier peut être chargé pour lecture.

 

Filière bois 27 janvier 2015

Comité Filière Bois énergie Compte rendu 27 fév 15

Comité Filière Bois énergie Compte rendu 3 avril 15

PREMIERE APPROCHE

Plan de la présentation :

Présentation sommaire de la commune et du rôle qu’y tient l’action municipale

  • La biomasse, un enjeu majeur, vital, pour la commune. Un projet à mettre en œuvre aujourd’hui, mais un projet pour le très long terme
  • Les grandes lignes du projet bois-énergie
  • Les cinq atouts structurels du projet
  1. L’accès à la ressource
  2. Le mode de mobilisation du travail
  3. La vente d’électricité dans le cadre de la filière bioénergie
  4. Un positionnement géographique favorable
  5. Le patrimoine de démarrage
    • Le projet : présentation analytique
  6. Schéma général
  7. L’amont de la plateforme
  8. La plateforme
  9. L’aval de la plateforme
  10. Première approche de la rentabilité
  11. Schéma de structuration juridique
  12. Management
    • Etat du dossier aujourd’hui. Le programme d’action à court terme : 2014-2015. Les perspectives à moyen terme
    • Au-delà de Saint Roman de Codières, quelques réflexions sur la création d’une filière bois dans les Cévennes méridionales

8)    Un mot sur la châtaigneraie

 LA COMMUNE DE SAINT ROMAN DE CODIERES

Dans les Cévennes méridionales, trois vallées est-ouest de moyenne montagne (500-800 mètres d’altitude), sur 1 850 hectares, pour 200 habitants.

Une municipalité très active, depuis 6 ans, qui considère que son action, au-delà des fonctions traditionnelles imparties aux mairies, doit être celle d’une véritable petite agence de développement local. En 6 ans, la mairie a installé deux agriculteurs, créé deux logements sociaux, engagé la création d’un éco-hameau d’artisans, réalisé plusieurs équipements publics, accompagné la création d’un marché paysan et d’une bibliothèque, et créé les conditions de possibilité du projet, aujourd’hui mûr, de filière bois-énergie exposé dans ce document.
LA FORET. UN ENJEU MAJEUR POUR LA COMMUNE

Le territoire communal, c’est, pour l’essentiel, 1 700 hectares de forêt (60% châtaignier, 20% conifères, 20% chênes verts et blancs). Cette forêt, en particulier la châtaigneraie (des repousses sur les restes des vieux arbres greffés) n’est plus exploitée depuis 50 ans et est condamnée à disparaître (au profit des taillis) d’ici 10-30 ans si la situation continue, si elle n’est pas exploitée. L’enjeu de la forêt, pour la commune, est donc majeur, d’un double point de vue.

  • Ecologique : le patrimoine paysager naturel est le seul véritable patrimoine de la commune, son seul facteur d’attractivité et il est en grand danger (instabilité des sols, disparition du châtaignier)
  • Economique : Si elle veut échapper à un destin, tout tracé, de commune rurale dortoir, la commune doit se développer en créant de la valeur ajoutée économique sur place. Seule l’exploitation de son patrimoine forestier, rendue aujourd’hui à nouveau possible par l’évolution des marchés de l’énergie, doit permettre de créer des emplois, de la valeur ajoutée, sur une très longue durée dans la commune.

 

La topographie de la commune, la structure de la propriété forestière, sont telles que l’exploitation forestière du territoire communal ne saurait relever d’une logique industrielle et nécessite une approche d’une autre nature, relevant d’une dynamique complexe de développement local dont seule la municipalité peut assurer la mise en place.

 

LES GRANDES LIGNES DU PROJET FILIERE BOIS-ENERGIE

Il s’agit, à partir des ressources en bois de la commune et sur une plateforme de 8 000 m², de produire et de vendre les principaux produits résultant de la transformation du bois, dont l’électricité. Se trouveront sur ce site :

  • une unité de fabrication et de stockage de plaquettes pour chaudières, de B.R.F[1] et de bois de chauffe ;
  • un banc de sciage, destiné à une clientèle locale
  • une petite unité de menuiserie, destinée également à une clientèle locale ;
  • une unité de gazéification pour transformer le bois en électricité qui sera vendue, dans le cadre des dispositifs prévus par la filière bio-énergie (Arrêté du 19 mai 2011 fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations qui valorisent le biogaz NOR : DEVR1113733A Version consolidée au 16 décembre 2014). Cette unité, par cogénération, participera, dès le démarrage du projet, au séchage du bois traité, et, à moyen terme, au chauffage de bâtiments du bourg ;
  • un centre de démonstration d’un moteur à poussière de bois, mis au point depuis 10 ans à l’I.N.R.A de Montpellier et qu’une jeune start-up va commercialiser dans les années à venir.

Ce projet, qui restera modeste par sa taille (une douzaine d’emplois au maximum d’ici 5-10 ans) est très ambitieux et original quant à sa conception et à son positionnement général :

  • C’est un projet public-privé dont le montage juridique (à l’étude actuellement) associera la commune et une ou plusieurs structures juridiques privées (SCIC, SCOP, association….). Le montage juridique sera choisi pour sa capacité à résister au temps et à ne pas être remis en cause par le destin des personnes.
  • C’est un projet de développement endogène de la commune. Toute la valeur ajoutée économique qui sera créée restera dans la commune. Pas d’investisseurs extérieurs et, s’il le faut, la commune construira des logements pour les salariés venus d’ailleurs.
  • C’est un projet à très long terme : rien que pour traiter, à raison de 20 hectares par an (une coupe tous les 15-20 ans) les châtaigniers accessibles, il faudra plus d’un siècle.
  • C’est un projet dont la légitimité économique (le niveau et la structure du prix de revient des produits vendus) tient aux modes et conditions de mobilisation, très spécifiques, de la matière première (le bois) et de la main d’œuvre (voir plus loin).

C’est un projet qui, grâce à sa structure et à ses partis pris organisationnels (voir plus loin), sera très souple dans sa montée en charge et s’adaptera aux évolutions des marchés locaux qui seront les siens.

  LES CINQ ATOUTS STRUCTURELS DU PROJET :

  1. a) L’accès à la ressource

Sur les 1 700 hectares de surfaces boisées, 300 appartiennent à deux groupements forestiers (la commune est membre majoritaire du principal d’entre eux), 300 appartiennent à l’O.N.F. qui a déjà donné son accord au dispositif envisagé et fait des propositions de prix pour vendre son bois, planté il y a plus de 40 ans. Le reste, soit environ 1 000-1 100 hectares appartient à de nombreux propriétaires, bien connus de la commune et de ses élus, qui n’ont et n’auront en dehors de ce projet aucune perspective de valorisation ou même de préservation de leurs actifs forestiers. On voit ainsi que l’accès commercial à la ressource ne posera aucun problème, d’autant que les coupes annuelles envisagées, au moins dans les 5-8 premières années, ne devraient pas dépasser 10-15 hectares par an, soit moins de 1% de la surface boisée totale.

Quant au prix auquel les propriétaires vendront leur bois sur pied, il dépendra évidemment de la nature et de l’état des bois concernés. Pour les quelques      1 000 hectares de repousses de châtaigniers qui feront la totalité des apports pour la plaquette, le B.R.F. et la gazéification, le prix à l’hectare devrait être compris entre 0 et 50 €. Les propriétaires des parcelles concernées savent bien que personne d’autre ne viendra couper leur bois et sont désireux de préserver, à long terme, le paysage et l’équilibre écologique de la commune. Ils feront confiance à un projet au service de l’intérêt général, entièrement maîtrisé par la commune.

Quant aux conditions physiques (nature du relief, existence de chemins forestiers) d’accès à la ressource, elles sont, en dépit des apparences, relativement satisfaisantes en raison du maillage de voies nouvelles D.F.C.I (lutte contre l’incendie) et d’anciennes voies forestières réalisées et utilisées il y a encore 40 ans par les « anciens » et facilement réutilisables.

 

  1. b) Le mode de mobilisation du travail

L’exploitation forestière est une activité à haute valeur ajoutée, fortement consommatrice de travail humain. Il est donc indispensable, dans ce type de projet, d’avoir un mode souple de mobilisation du travail pour que les charges y afférentes soient des charges variables, adaptées à la montée en puissance de l’activité. Dans ce projet, il sera fait appel, pour la coupe et le débardage, à des tâcherons payés à la tonne ou au stère. En outre, ces derniers, habitants de la commune, seront membres de la SCOP (ou d’une autre structure) qui assurera la gestion de la plateforme. Ce point est essentiel : ceux qui exploiteront cette forêt seront des habitants de la commune, pratiquant la pluriactivité (on ne coupe pas la forêt pendant les mois d’été, pour ne pas la détériorer) et attachés à la pérennité de leur environnement comme de leur revenu.

 

  1. c) La vente d’électricité « de bioénergie »

Grâce à l’unité de gazéification et au contrat (sur 10- 20 ans) qui sera passé avec E.D.F ou G.D.F ou d’autres partenaires, la plateforme aura la certitude absolue de pouvoir vendre, au-dessus de son prix de revient (voir détails plus loin), une partie du bois qu’elle coupera et traitera. Bien entendu, ce débouché sera un débouché-soupape, un débouché de lancement, de démarrage.

L’objectif structurel du projet sera évidemment d’assurer l’essentiel de sa légitimité économique à terme par la vente de produits plus rémunérateurs (plaquettes, B.R.F, bois de chauffe…) mais le contrat initial avec un « électricien » permettra d’accompagner avec plus de souplesse le développement du marché de ces produits. Cette vente d’électricité-bioénergie est un facteur clé de la réussite économique de ce projet. A son expiration, ce contrat ne sera pas reconduit. Ce non-renouvellement prévu souligne bien la légitimité de l’intervention d’E.D.F dans ce dossier, c’est-à-dire de favoriser le lancement et le développement d’une activité de création d’énergie (plaquettes, bois de chauffe…) à partir de la biomasse.

  1. d) Un positionnement géographique favorable.

La commune de Saint-Roman de Codières est située « en balcon » sur le piémont, c’est-à-dire la plaine qui s’étend de Nîmes aux Cévennes. C’est la partie occidentale de cette plaine, soit une dizaine de petits villages, 10-12000 habitants, qui constituera la zone de chalandise, proche et très accessible, du projet, en ce qui concerne la plaquette, le BRF et le bois de chauffe. Pour la scierie et la menuiserie, la clientèle restera très locale.

  1. e) Le patrimoine de démarrage

Le lancement de ce projet de longue durée se fera dans un environnement particulièrement favorable.

  • Matériellement : le terrain de 8 000 m², bien placé à tous points de vue (accès, voisinage, raccordement à l’eau et l’électricité…) a été donné à la commune, par un de ses habitants, pour y mettre en œuvre ce projet de plateforme. En outre, un groupe d’habitants de la commune, fortement mobilisé sur ce projet, a créé une association qui dispose d’un équipement complet de menuiserie et d’un banc de sciage qui seront installés et gérés par l’association sur la plateforme.
  • Du point de vue des ressources humaines : au niveau local, on l’a compris, ce projet est celui de toute une commune qui se mobilise pour préserver son patrimoine naturel et pour créer de l’emploi. Cette mobilisation est sérieuse et multiforme. Elle sera durable.
  • A un niveau plus global, il n’est pas besoin de préciser que ce modeste projet, qui est véritablement un projet de filière bois (de la poutre, à la poussière de bois, et à l’électricité) s’inscrit dans le droit fil des politiques publiques de création d’emplois, de transition énergétique et d’excellence écologique et qu’il devrait donc, à ces titres, pouvoir bénéficier d’aides publiques.

 

5)        LE PROJET, PRESENTATION ANALYTIQUE

  1. a) Schéma général d’organisation:

 

  1. b) L’amont de la plateforme

La ressource en bois est, on l’a vu, disponible en quantité et dans de bonnes conditions de prix. Encore faut-il aller la chercher. Le dispositif prévu pour cela, dans la période de démarrage (2-3 ans), est le suivant :

  • Deux tâcherons, payés à la tonne, abattant et débardant 6 tonnes jour. Soit 120 t/mois pendant 8 mois (on ne coupe pas pendant les mois d’été), soit 960 t/an. Cette quantité de bois est calibrée pour être compatible avec la capacité du gazéificateur (voir plus loin) et ainsi en assurer la valorisation certaine à hauteur de 40% du bois. L’hypothèse de 6 t/jour pour deux coupeurs est très réaliste et correspond à ce qui est couramment pratiqué dans le pays.
  • Un tracteur et une remorque achetés d’occasion. Ces occasions existent sur le marché local.

Coût estimé : 10 000 euros.

Une fois le démarrage assuré, au bout de deux à trois ans, on pourra monter en en puissance pour satisfaire les clients de plaquettes, B.R.F. et bois de chauffe en faisant appel à d’autres coupeurs

  1. c) La plateforme

Le terrain existant, de 8 000 m², accueillera :

  • Sur 2 000-3 000 m², le site de stockage et de séchage naturel (on verra plus loin qu’une partie du séchage se fera par cogénération à partir du gazéificateur) des plaquettes et du B.R.F.

Cette activité n’exige pas d’investissement spécifique significatif ; le broyeur et le matériel de manutention de la plateforme seront évoqués plus loin.

  • Sur 1 500 m², un petit banc de sciage et une menuiserie.

L’association à laquelle sera loué le terrain correspondant possède déjà un équipement complet de menuiserie et fera son affaire de la construction de son bâtiment. Quant au banc de sciage, son achat n’interviendra qu’à moyen terme ; dans un premier temps, on fera venir un scieur à façon.

  • Sur 1 000 m², avec un bâtiment fermé d’environ 60 m², seront installés le gazéificateur, ses équipements annexes et le prototype de moteur à poussière de bois. Une première approche des investissements correspondants est la suivante :
  • Bâtiment : 30 000 €
  • Gazéificateur : 140 000 €
  • Equipements annexes : 10 000 €

Après une première étude, il s’avère que le gazéificateur adapté serait un équipement autrichien de haut de gamme (SPANNER HK 30) d’une capacité de traitement de 400 tonnes/an de bois sec, soit 560 tonnes de bois abattu pour une puissance électrique de 30 kW/heure et une puissance thermique de 70 kW

Caractéristiques techniques du gazéificateur HKA 30 kW:

Unité de cogénération + gazéificateur de boisHKA 30 kW
Valeur énergétique des plaquettes de bois4,3 kWh/kg
Puissance calorifique à 200 m d’altitude129 kW
Puissance thermique de l’unité de cogénération64 kW
Puissance thermique du gazéificateur de bois9 kW
Puissance thermique totale73 kW
Puissance électrique30 kW
Puissance totale103 kW

 

Aux éléments recensés ci-dessus, il convient d’ajouter les investissements suivants, dès le démarrage de la plateforme :

  • Manutention (matériel d’occasion) : 10 000 €

Broyeur : 10 000 €

  1. d) L’aval de la plateforme

Il sera nécessaire d’acheter un petit véhicule de livraison (3,5 t) pour la clientèle locale dans un rayon de 20-25 kilomètres. Ces véhicules existent sur le marché de l’occasion. Coût estimé : 10 000€.

  1. e) Première approche de la rentabilité des engagements financiers

S’il n’est pas possible d’établir aujourd’hui des comptes prévisionnels détaillés, il est en revanche nécessaire de donner à voir de façon réaliste les ordres de grandeur des sommes concernées : les activités de sciage, de menuiserie, de moteur à poudre de bois qui feront l’objet d’une gestion spécifique et qui seront dans un premier temps, secondaires, ne sont pas prises en compte dans les développements ci-après.

 

L’exploitation, sur les deux années de démarrage

ACTIVITE :

Deux tâcherons coupeurs, traitant 6 t/jour, 20 jours/mois, pendant 8 mois ; soit 960 tonnes de bois humide par an, correspondant à environ 10 hectares. Ces 960 tonnes seront valorisées de la façon suivante : 560 tonnes (donc 400 tonnes de bois sec) seront gazéifiées pour produire de l’électricité et pour cogérer de la chaleur pour sécher rapidement le bois coupé. Le solde, soit 400 tonnes (800 stères) sera vendu en bois de chauffe NF pour les particuliers ou pour les collectivités (plaquettes). Dans la période de démarrage, il s’agira pour l’essentiel de bois de chauffe pour les particuliers.

Pour traiter ces 960 tonnes, la plateforme devra recourir au travail de deux tâcherons payés à la tonne, et d’un salarié permanent, gestionnaire de la plateforme assurant les manutentions et les livraisons du bois de chauffe.

CHARGES D’EXPLOITATION :

  • Les deux coupeurs :

[38 400€ (120 € x 2/jour x 160 jours/an)

  • Un salarié payé au SMIC

[24 000€/an

  • Amortissement des équipements autres que le gazéificateur

[5 000 €/ an (50.000 € à amortir sur 10 ans)

  • En toute logique, la production d’électricité ne devant excéder 20 ans (durée de vie du gazéificateur), il ne devrait pas être comptablement amorti. Il semble toutefois prudent de constituer une réserve pour financer à terme d’autres types d’équipements, et donc de prévoir une dotation aux amortissements supplémentaire annuelle de 5 000€.
  • Frais généraux (entretien, assurance, expert-comptable) [10 000€/an

TOTAL DEPENSES : environ 82 400€

PRODUITS D’EXPLOITATION (H.T) :

  • Vente d’électricité : 1,5 kg de bois pour un 1 kW/heure.

Prix d’achat par  E.D.F : pratiqué actuellement : 0,15 centimes le kWh (hypothèse moyenne dans les prix publics pratiqués actuellement).

[ 40 000 € (400 000 kg  x  par 2/3  x  par 0,15 cts)

  • Vente de bois de chauffe :

[56 000 € (400 t soit 800 st  x  70 €/le stère) ; légèrement en dessous du prix du marché.

TOTAL PRODUITS : 96.000€

 

PRODUITS 

Vente électricité    40 000 €

Vente bois de chauffe   56 000 €

Total :    96 000 € 

 

CHARGES

Coupeurs    38 400 €

Salarié   24 000 €

Amortissement  10 000 €

Frais généraux  10 000 €

Total :   82 400 €

Une fois passée la période de démarrage, la plateforme pourra monter lentement en charge en faisant appel à 1, puis 2 coupeurs supplémentaires. On peut estimer ainsi l’impact sur le résultat d’exploitation de chaque coupeur supplémentaire :

  • Produits supplémentaires :

[67 200 € : 960 st  x  70 €/le stère (3 t/jour pendant 160 jours, soit 480 t, soit 960 st)

  • Charges supplémentaires ; un coupeur, soit 23 000 €, plus des frais divers (livraison, frais généraux) évalués à un maximum de 15 000 €

[35-40 000 €

Même si ces chiffres demandent à être creusés et affinés, la tendance est claire : le point mort de la rentabilité du projet est dépassé dès que l’on fait appel à trois tâcherons coupeurs, c’est à dire dès que l’on traite environ 15 ha/an.

 

Approche de l’équilibre financier de démarrage

BESOINS DE FINANCEMENT :

  • Gazéificateur et annexes : 140 000 €
  • Equipements divers :    50 000 €
  • Fonds de roulement :    30 000 €
  • Bâtiment    30 000 €

TOTAL                                  250 000 €

RESSOURCES DE FINANCEMENT :

Ces ressources seront précisées dans les mois qui viennent. Outre les apports de la commune, elles pourront être de nature extrêmement diverse : apports en fonds propres, subventions pour les équipements ou le bâtiment, leasing… On peut toutefois approcher le montant global des ressources à mobiliser par différence, compte tenu de ce que la commune a la capacité et la volonté d’investir dans ce projet, central pour son avenir à long terme.

  • Apports de la commune : 120 000 €-130 000 €

Apports extérieurs           : 120 000 €-130 000 €

BESOINS

RESSOURCES

Investissement :

Equipement   190 000 €

Bâtiment   30 000 €

Fonds de roulement    30 000 €

Total :    250 000 €

 

Apport financier :

Mairie   120 000 €

Extérieur   130 000 €

Total   250 000 €

 

  1. f) Structuration juridique

A l’étude aujourd’hui, le schéma juridique retenu devrait comporter plusieurs entités juridiques : commune, S.C.I.C, association, S.C.O.P… En tout état de cause, il devra prendre en compte les trois objectifs suivants :

  • Etre un dispositif public-privé clair, où les responsabilités et engagements de la commune et de ses partenaires privés seront bien circonscrits.
  • Etre un dispositif ouvert à l’engagement des citoyens de la commune.

Etre un dispositif évolutif, capable de s’adapter aux nombreuses évolutions que connaîtra forcément la très longue marche dans le temps de ce projet.

  1. g) Management

Cette question est évidemment centrale. A ce jour, il est envisagé de la résoudre de la manière suivante :

  • Pendant la période de démarrage, la gestion sera essentiellement technique et assurée par le salarié recruté assisté par deux élus possédant les compétences requises. La gestion administrative (facturation, comptabilité….) sera sous-traitée à un expert-comptable extérieur, sous la surveillance bénévole de deux cadres supérieurs retraités résidant sur la commune.
  • A l’issue de la période de démarrage, quand le niveau d’activité nécessitera trois coupeurs, un responsable administratif à temps partiel sera recruté. Il aura vocation à devenir directeur de la plateforme à temps complet dès que le niveau de l’activité le permettra, c’est-à-dire probablement au bout de 5-6 ans.

 

6) Etat du dossier aujourd’hui. Le programme d’action à court terme 2015-2016. Les perspectives à moyen et long terme

 

Le dossier aujourd’hui

  • La municipalité a été très active sur ce dossier depuis environ 5 ans, tant l’impérieuse nécessité de « faire quelque chose » pour valoriser « tout ce bois » et pour « sauver ce paysage » lui est vite apparue évidente.
  • De très nombreux contacts ont été pris, de très nombreuses démarches ont été engagées tant auprès des structures administratives concernées (ONF, INRA, antenne filière-bois de la CCI Lozère…) que de structures professionnelles (C.R.P.F……). Par ailleurs, nous avons immédiatement entrepris de sensibiliser la population et les propriétaires forestiers de la commune aux enjeux de cet avenir-bois.
  • Dans un premier temps, l’idée a été d’aider une entreprise déjà existante de la filière à ouvrir un établissement secondaire sur la commune. Une entreprise a été identifiée et des négociations de plus de 2 ans ont été engagées. Il est vite apparu que le caractère à très long terme de notre projet, notre souci de préservation écologique du paysage, notre volonté de garder la valeur ajoutée économique et notre volonté de garder la maîtrise de cette affaire étaient incompatibles avec les logiques de court terme, tant techniques qu’économiques, d’un investisseur extérieur. C’est ainsi que s’est progressivement dégagé, imposé puis formalisé, depuis 18-24 mois, le projet exposé dans ce document.

 

Le programme d’action à court terme 2014-2015

Bien des éléments nécessaires au démarrage sont déjà pré-négociés et ou acquis :

Le terrain de la plateforme

Les 30-40 hectares de châtaigniers nécessaires pour les 3-4 premières années

L’existence de l’association et de son équipement de menuiserie

L’accord de l’équipe de la start-up de l’I.N.R.A

Les ressources financières de la commune, telles qu’envisagées plus haut

  • Les caractéristiques tant techniques qu’économiques des principaux équipements dont l’acquisition (ou la location) est envisagée
  • Les deux premiers tâcherons coupeurs et le salarié de la plateforme

Enfin, la mobilisation, la « volonté générale » de la population et de toute l’équipe municipale

Pour un démarrage qui pourrait intervenir de façon réaliste fin 2016-courant 2017, il reste, pour l’essentiel, à :

  • Réaliser le montage financier. Les partenaires potentiels, pour le financement des investissements, sont évidemment identifiés (Union européenne, Etat, Conseil régional, Conseil général, ADEME, EDF…).
  • Finaliser le montage juridique.

Les perspectives à moyen- long terme

  • L’objectif est d’assurer en 2-3 ans la légitimité technique, commerciale et économique de ce projet avec deux tâcherons coupeurs et 900-1000 tonnes de bois coupés par an, soit une dizaine d’hectares de châtaigneraie. On l’a vu plus haut, notre patrimoine forestier dépasse 1 500 ha. Et les châtaigniers qui repoussent doivent être coupés tous les 15-20 ans. On le voit, on est loin du compte en ce qui concerne notre objectif principal qui est la préservation-valorisation sur le très long terme de notre patrimoine boisé et paysagé. L’objectif réaliste que nous nous fixons à 10 ans, compatible avec le mode de structuration du projet présenté plus haut, est d’arriver à traiter environ 30 hectares par an avec une équipe de 6 tâcherons-coupeurs et de 3-4 salariés permanents. A ce terme, l’entreprise en charge de ce projet continuera à vendre 300 000 KW/ heure par an à EDF, jusqu’au terme du contrat initial mais réalisera l’essentiel de son chiffre d’affaires, pour une clientèle locale, avec des produits à forte valeur ajoutée, bois de chauffe, plaquettes, B.R.F.

 

Pour les raisons évoquées plus haut qui tiennent à la nature même de notre projet, et à son contrôle dans le temps, il n’est pas souhaitable, même à très long terme, d’envisager d’aller plus loin, de faire plus grand.

 

7) Au-delà de Saint Roman de Codières, quelques réflexions sur la filière bois dans les Cévennes méridionales

  • On l’a vu, notre projet a pour « marque de fabrique » d’être issu du « local », géré par le « local », destiné au « local ». Il ne s’agit pas là d’un parti pris idéologique localiste mais de la conviction, ancrée dans l’expérience qui est la nôtre que dans les basses Cévennes, si l’on tient compte de la topographie, de la structure de la propriété forestière, de la vulnérabilité écologique du patrimoine forestier, une approche « industrielle » n’est ni économiquement possible ni écologiquement souhaitable. Dans cette perspective, sur ce territoire, l’intervention publique pour favoriser la création, sur le long terme d’une véritable filière bois-énergie pourrait ou devrait donc s’appuyer principalement sur le dispositif suivant :
  • Dans un premier temps, favoriser l’émergence de projets locaux maîtrisés.
  • Dans un deuxième temps (10 ans minimum), fédérer l’action de ces réalisations locales par la création d’outils techniques et ou commerciaux communs spécialisés, de taille industrielle.

8) La Châtaigneraie en péril : mobilisation urgente

Aucun cévenol ne peut ignorer la valeur de la châtaigneraie dans notre imaginaire collectif et dans la mémoire de l’identité cévenole. Elle a été vitale, aujourd’hui maltraitée et négligée.

Cette châtaigneraie ancestrale a particulièrement souffert de la désertification rurale et de divers phénomènes de sénescence d’arbres. Trois attaques de parasites mettent en jeu sa survie : le chancre, l’encre, et aujourd’hui le cynips. Se retrouvant livrée à elle-même, abandonnée depuis des décennies à la merci des incendies, on peut affirmer que sans intervention humaine, cette châtaigneraie exceptionnelle est à court terme condamnée.

Dans le cadre de son projet de filière-bois, la commune, qui s’engage à la réhabilitation d’une châtaigneraie remarquable et à l’installation de jeunes forestiers en milieu rural, souhaite contribuer à sauvegarder et protéger la châtaigneraie, valoriser le patrimoine culturel et naturel de ce site remarquable inscrit au répertoire mondial de l’UNESCO.

« Le châtaignier se fume avec le fer » disaient les anciens (ce qui signifie que couper le châtaignier équivaut pour lui à un apport d’engrais).

De plus, la châtaigneraie participe directement au maintien d’un nombre conséquent d’exploitations agricoles castanéiculteurs, éleveurs porcins, bovins, ovins, et caprins. Les activités associées y sont nombreuses : chasse, promenade, champignonnage, tourisme……

En fédérant dans « l’après coupe » les partenaires institutionnels et privés, autour d’un plan simplifié de gestion forestière adossée au châtaignier bois et fruit, la commune désire pérenniser une ressource qui a permis, dans le passé, de faire vivre sur son territoire une population cinq fois plus importante qu’aujourd’hui.

Parce que le châtaignier en Cévennes, est référent de notre patrimoine végétal et économique, nous nous inscrirons comme acteur de sa sauvegarde.

« L’action publique et professionnelle dans le bois, en basses Cévennes, doit être à l’image du produit qu’elle entend valoriser : enracinée, locale et lentement installée dans le temps. »

                                                           Le maire de Saint Roman de Codières

                                                                                                          Luc Villaret

 

[1] Le bois raméal fragmenté (BRF) est un mélange non composté de résidus de broyage (fragmentation) de rameaux de bois. Le terme désigne aussi une technique de culture agricole qui, par l’introduction du broyat dans la couche supérieure du sol ou en paillis, cherche à recréer un sol riche, aéré et riche en micro-organismes. Le BRF est utilisé notamment en agriculture de type biologique ou en jardinage.